dimanche 5 décembre 2010

Reveries

Première Nuit.

Je ferme seulement les yeux
et je te vois
comme une étoile lointaine
belle et inaccessible à la fois.

Tu es étendue à côté de moi.
Nue.

Je t'embrasse longuement dans le cou
puis le bord de tes épaules.
Je descends lentement vers ta gorge offerte
frôlant mes lèvres délicieusement la pointe de tes seins
Je prends le bout entre mes lèvres pincées,
je mordille légèrement cette délicate chair
et tu pousses un petit cri de surprise mêlée de plaisir.
Je reviens sur ta bouche que j'embrasse goulûment.
Ma langue s'enroule autour de la tienne
et tu pousses un long gémissement
en m'enveloppant de tes bras.
Tes mains passent dans mes cheveux et poussent ma tête contre ton visage.
Mes mains caressent lentement tes longs cheveux
puis elles descendent le long de ton dos en légers effleurements.
Je sens tes hanches se hisser vibrantes de désir
quand mes doigts touchent le bas de tes reins.
Tu me murmures des mots inaudibles.
Je quitte tes lèvres pour aller vers tes seins que je frôle délicatement.
Puis ma langue s'attarde vers le creux de ton ventre
autour de ton nombril.
Tes mains guident ma tête et me poussent encore plus bas
vers ton triangle de soie déjà humide de plaisir.
Ma bouche en fait lentement le tour.
Tu te cabres un peu
et doucement tu écartes tes jambes pour offrir à ma vue
ta chair la plus intime.
Je commence à fouiller de ma langue
ce pubis doux et chaleureux.
Je sens un goût salé
quand je passe sur ton petit bouton de chair
qui durcit lentement dans ma bouche.
J'entends ta respiration s'arrêter,
suspendue puis reprendre,
haletante comme le bruit des vagues
qui te submergent et t'emportent au loin
au rythme du va-et-vient de mes lèvres
.....
Ma langue descend vers la petite entrée
et force le chemin pour progresser vers l'intérieur.
Tu sursautes et soulèves tes jambes.
Je sens tes mains sur ma nuque
me poussant plus en avant vers ton sexe alanguie.

Tu gémis doucement
comme un murmure puis d'une voix plus forte
tu émets des petits cris, à perdre haleine.
Ma langue fouille profondément ta chair
dont le liquide se répand dans ma bouche comme un torrent de saveurs.
"Encore, encore", ta voix se fait comme une prière.
Tes hanches basculent de droite à gauche en vagues incessantes.
Tu pousses sur tes jambes et ton corps se soulève comme un volcan.
Ton corps est en feu
et mes lèvres inquisitrices ne font que l'attiser encore plus.
Enfin nos mouvements se complètent dans cette danse de l'amour où
rien ne peut interrompre.
Ton corps se fait plus dur et éperdu.

Quand soudain, tu lanças un grand cri.
Ton corps fut pris de forts soubresauts.
Tes mains appuient fermement sur ma nuque
comme si tu voulais t'agripper à une bouée en perdition
balancée par les milliers de vagues de plaisir
qui ondulent de plus en plus fort ton corps vers une ultime rupture.
Ton sexe inonda ma bouche d'un fleuve de liqueurs
que j'avale avec bonheur.
Un instant ...
suspendu dans le temps et l'espace
Une éternité ....
Puis ta respiration redevient plus calme.

Je donne un léger baiser sur le bouton de chair qui pointait
plus dur, plus volumineux, plus voluptueux que jamais
et qui semble vibrer au léger toucher de ma langue.
Comme un diapason électrique ...
Ton corps se soulève de nouveau.
Ma bouche enveloppe, suce, avale.
Ma langue balaie le pourtour de ton sexe ruisselant.
Tes cris reviennent plus forts
Je bouge ma tête de haut en bas
sans quitter des lèvres ta délicate chair rose.
Tes mains se crispent violemment sur mes cheveux.
Tes hanches recommencent à rouler de haut en bas.
Je lève mes yeux vers ton visage.
Ta bouche est entrouverte, cherchant l'air
de longs gémissements en sortent comme une psalmodie.
Ta langue émergea par à-coups, passa et repassa sur tes lèvres crispées.
Je sens vibrer ta chair entre mes lèvres.
Tu poussas d'un grand effort sur tes jambes.
Et ton corps devient comme un pont suspendu par le plaisir extrême.
Un instant, une éternité ...
Et soudain ton corps retomba lourdement sur le lit, comme exténué, vide de vie.
Une seconde de répit et tes jambes s'élevèrent comme un arc-en-ciel
et s'enroulèrent autour de mon cou
m'enfermant inexorablement dans le creux de ton corps.
Ta respiration devient saccadée,
tes cris encore plus forts.
Ta tête est tournée vers un côté comme forcée par une main invisible.
Tes cheveux sont éparpillés sur ton front,
ta langue refit mille fois le tour de ta bouche
et tes mains plus fermes, plus fortes sur ma nuque.
Je frotte le bout de ma langue sur le bouton de chair durci
qui vibre encore et encore.
Ta voix se fait implorante puis d'un seul coup, drôlement autoritaire ....

A la suite d'une litanie de sons étouffés,
ton corps fut soudain comme suspendue.
Tes reins décollèrent du lit.
Arc-boutée sur moi, tu lanças un grand cri.
J'allongeai le bras pour tenter de couvrir ta bouche de ma main.
Trop tard !
Une explosion de plaisir t'inonde et durcit ton corps. Ton cri transperça le noir de la nuit et monta vers les étoiles.
Et tu retomba lourdement, sur les draps, agitée de grandes secousses ininterrompues.
Ton visage est fermé et crispé de jouissance.
Un grondement retenu ...
Un temps,
un instant,
une éternité
....
Et vint alors le silence.
Un temps,
un instant,
une éternité
....

Tu ouvres de nouveau les yeux.
Ton regard est vide, perdue.
Je sens ton corps se détendre lentement.
Tes mains plus douces caressent mes cheveux
Ta respiration se ralentit.
Tu refermes les yeux et pousses un long soupir.
Quelques soubresauts agitent encore ton ventre
comme le ressac d'un lointain tsunami.

Je quitte le creux de tes jambes
et je viens me coucher à côté de toi.
Tu soulèves la tête
et tu viens te nicher dans le creux de mon épaule
J'embrasse légèrement sur la bouche,
ta langue gourmande cherche la mienne
dans une dernière étreinte
pour un dernier baiser.

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